Qu’est-ce que l’image de soi ?
Pour Françoise Dolto, il y a, au cours du développement de la subjectivité de l’être, une « intégration motrice par le sujet de son corps propre », autrement dit : « une assomption du sujet dans son narcissisme »[1]. Pour elle, l’image corporelle ne doit pas être confondue avec ce qu’elle nomme le schéma corporel. Ce dernier inscrit le sujet en tant que représentant de son espèce alors que l’image corporelle, elle, est une élaboration singulière du sujet par rapport à son histoire personnelle.
Toutefois, il y a à considérer que l’image de soi est quelque chose qui est en partie de l’ordre du registre l’Imaginaire, en référence au trois registres mis en évidence par Lacan que sont aussi le Réel et le Symbolique. Ainsi, la représentation que nous avons de notre propre corps et la crainte de ce que celle-ci peut renvoyer à soi-même et aux autres, est en partie trompeuse.
D’ailleurs, souvent, lorsque certaines personnes viennent en consultation parce qu’elles souffrent de l’image qu’elles ont formée de leur corps, celle-ci est négative, peu valorisante et objet de beaucoup de sévérité. Cette image loin d’être unifiée, lisse et synthétique représente au contraire un agglomérat de toutes sortes d’identifications qui se sont amoncelées au cours de la vie.
En quoi la psychanalyse et la psychothérapie aident à ne plus souffrir de l’image de son propre corps ?
La psychanalyse et la psychothérapie permettent, à l’aide de l’association libre, de dénouer les différentes identifications qui se sont constituées depuis le plus jeune âge. Celles-ci se forment du fait de l’appareil psychique du sujet qui tente de s’accrocher à ce qu’il peut pour faire face au monde dans lequel il est né. Mais elles se constituent aussi avec l’intégration de paroles des parents ou majeurs qui ont entouré le sujet dans son enfance. En effet, ceux-ci ne sont souvent pas avares d’adjectifs pour qualifier les enfants ou encore les comparer entre eux, ce qui produit des effets pour la suite de la construction psychique. Effectivement, des fixations imaginaires peuvent se faire et assigner imaginairement l’être à une place dont il ne parvient plus à s’extraire par la suite.
Le travail psychanalytique aide à se départir de ces assignations identitaires ou identifications et à faire circuler à nouveau une certaine mouvance propre à la vie psychique et à la construction de la subjectivité et du désir.
Rencontrer un psychothérapeute ou faire une psychanalyse à Paris 20 lorsque l’on souffre de l’image de son corps
Si votre corps ou la représentation de celui-ci est une gêne ou une source de souffrance pour vous et que vous désirez commencer une psychanalyse ou une psychothérapie, vous pouvez me contacter au 06.21.36.83.89 ou prendre rendez-vous sur doctolib.
[1] Dolto, F. (1984). L’image inconsciente du corps, Paris, Éditions du Seuil, 2014, pp. 147-148.











